Femmes et ivresses : photographier ce que je vis, pour m'en libérer.

Tout est flou. Tout bouge. Imprécises, les images se meuvent. Ma vie tangue elle aussi.

Je ne sais pas si je bois les femmes ou si je baise le vin, et d’ailleurs qu’importe. Qui suis-je ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je cherche « en vin » de l’amour, de la consolation et du sens. Quelque chose de noir persiste, et sombre, ma vie semble vouée à l’échec.

Désespoir, obscurité et non sens rythment mes instants. Les ombres sont luisantes et cette promesse de vertiges qui présage d’une ivresse précédant toutes les autres, ouvre en moi la possibilité d’une chute libre.

 

Suis-je condamné à déborder dans la vie, comme je déborde dans l’imagination ? S’apitoyer doit cesser. Je dois revenir. Éloge de la lumière à présent. Dépasser, vaincre, dompter, avancer. Cesser enfin de pousser cette pierre au sommet de la montagne du Tartare pour créer un autre mythe. Un mythe décisif qui détrônera alors tous mes mythes ancestraux. Photographier pour me libérer. Me libérer de ce que je vis, me libérer de l’ivresse des femmes. Affronter mes ivresses et m’échapper de là. J’aimerais tourner la page, et passer à autre chose. Que le ciel s’ouvre, enfin.

 

Photographies couleurs – 2014-2015. Tirages uniques signés et numérotés (1/1) au format 60x90 – Finart sur papier Hanemüle.

Texte de Léa Bévalot, doctorante en histoire de la photographie

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